en particulier la proximité avec les plus pauvres, les marginaux. Beaucoup de choix dans sa vie incarnaient cela. »
Issu d’une famille de cultivateurs de Saint-Eusèbe, dans le Témiscouata, le frère Benoît Fortin avait fait le choix d’être un prêtre-ouvrier. Dans les années 1970 et 1980, ses engagements syndicaux dans le milieu de l’hôtellerie à Québec l’ont même amené jusqu’en Cour suprême du Canada, où il fut reconnu qu’il avait été congédié du Hilton en raison de ses engagements syndicaux.
Au cours des dernières années, il s’était beaucoup impliqué auprès des mouvements sociaux de la région de l’Outaouais, dont Espoir Rosalie, Dépanneur Sylvestre et Mon Chez Nous, organisme pour lequel il était président du conseil d'administration.
Selon le frère Cinq-Mars, sa motivation profonde lui venait de « sa compréhension du charisme de saint François d’Assise et de l’Évangile : se faire proche des exclus ».
Dans une lettre publiée dans les pages du journal Le Devoir, le syndicaliste et animateur à Radio Ville-Marie, Michel Rioux, rappelle que le frère Fortin était « un homme bon, comme il s’en trouve trop peu dans notre société où l’accessoire prend souvent le pas sur l’essentiel ». Il dépeint un homme d’engagement qui ne cherchait pas les honneurs, et rappelle que ses engagements lui valurent même d’être victime d’une tentative de meurtre pendant ses années à Québec.
Les funérailles de Benoît Fortin auront lieu le vendredi 13 juillet à 11h00 au sanctuaire de la Réparation, à Montréal. Salut l'ami Benoit.
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